Personal Data Blade

Présentation du projet

Personal Data Blade est un programe, codé avec Processing, qui permet à l'utilisateur de générer une Dague personalisé sur base de ses donées Facebook personnel. Les données sont téléchargées au préalable sur Facebook sous la forme d'une archive html, cette option est accessible dans les paramètres du compte. Une foi importée dans le programe, cette archive est traité et certaines valeurs particulières sont analysés (tels que le nombre d'amis, la periode moyenne de connection, l'intensité de changement de photo de profile, etc). Chaqunes de ces valeurs est ensuite utilisé par le programe comme paramètres pour générer une dague en 3D. Le design procédural de la dague est continu, dans le sens ou une légère variation d'un paramètre entraine une légère modification de sa géométrie. Les paramètres se combinent de façon à créer des formes de dagues assez varié si les profiles Facebook associé sont assez différents entre eux. Le programe vise donc à une re-matérialisation symbolique de nos données Facebook en tant qu'arme tranchante, mais aussi en tant qu'objet symbolique voir en tant que bijou. Pour finir cette re-matérialisation, l'utilisateur peut enregistrer sa dague sous la forme d'un fichier .obj pour ensuite l'imprimer en 3D, via un quelconque processus. C'est cette dernière étape que j'ai développé au cour du worshop FABLAB à iMAL.

Réalisation des objets

J'ai utilisé le logiciel Ultimaker Cura 3.0.4 et l'imprimante Stacker S2 Industrial pour imprimer quelques dagues. J'ai d'abord demandé à 6 persones proches (par soucis d'éthique: je pouvais voir leurs données car c'était moi qui gèrait le programe à ce moment) de me partager leurs archives Facebook. J'ai pu imprimer les 6 dagues associés en taille (+ou-) 30cm sur (+ou-) 10cm en PLA blanc classique, car je voulais une esthétique d'objet imprimé 3D. J'ai lancé les impressions de 2 dagues sur le même plateau à la foi, ce qui donnait un temps d'impression de (+ou-) 12h par 2 dagues. J'ai du utilisé la fonction de  génération de support pour que les dagues puissent tenir sur le plateau durant l'impression. Une foi le support enlevé après l'impression, un des côté de la dague est moins lisse et moins jolie que l'autre. Ce n'est pas très grave car les objets seront exposée à plat dans le cadre de l'installation, le côté abimé est caché. Avant de pouvoir lancer les impressions j'ai néanmoins eu un problème technique: les fichier .obj sortait de processing et n'était pas parfait pour l'impression. Certaines faces avaient des vecteurs normals contradictoires... J'ai du les importer sur Blender et relancer un calcul des vecteurs normals afin que les modèles soient imprimables. Finalement les 6 dagues furent présentées au sein d'une installation, avec 3 posters explicatifs schématiques et une fiche de données par dagues, qui visent à donner une vue globale du projet.

Thèmes et idéologies

Comme énoncé plutôt, l'image de la dague joue un rôle multiple. C'est premierement un symbole d'arme tranchante, qui renvoi au côté dangereux et puissant des collections de datas qu'accumulent à notre égard certaines coorporations comme Facebook: comme pour l'arme la situation dépend de qui l'utilise et comment. Dans ce sens, le programe nous permet de se ré-approprier nos données personelles et d'en faire une arme, non plus pour les coorporations mais cette foi-ci au service de l'individu qui les as générées. La dague renvoie également au bijoux, à l'emblème. Ce côté de l'objet explore la dimension du compte virtuel comme accessoire, comme façon de se définir ou d'appartenir. Par exemple, deux utilisations de Facebook assez différentes meneront à deux dagues également différentes, comme un miroir de nos habitudes. La dague est souvent employée comme objet de rituel, du sacré. C'est donc aussi une façon d'attirer le regard sur le côté sacré que peuvent prendre nos habitudes liés aux technologies quotidiennement, qui finissent par s'encrer en nous comme des rituels modernes. Une foi imprimé en 3D, nos données se retrouve matérialiser comme "quelque chose qu'on peut tenir", qui à une place, une utilité, une importance dans le monde physique. La magie de cette matérialisation fait justement echo au caractère invisible et nuageux de ces datas dont on parle temps.

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Info

Date: September 2017 - May 2018

Last updated: 2 weeks ago

Admin